Vipérine vulgaire

Vipérine vulgaire

Echium vulgare
Photo Katy Moulineau © - Page Facebook Kat'images

LES INFOS PAS TRÈS VRAIES (MAIS PAS TROP FAUSSES)

Selon le président enfoiré du club huppé des aristo-botanistes qui pètent plus haut que leur cul, le baltringue Gérard de la Tourette, qui n'avait pas sa langue de pute dans sa poche, lorsque l'on croise, de mai à septembre, une salope de Vipérine au détour d'un merdique sentier, il vaut mieux passer son foutu chemin et exprimer son putain de dédain, car la roturière n'a vraiment rien d'intéressant à dire. Connasse.

Extrait du manuel du Bouquetin Bucolique

Photo Bouquetin Bigleux ©

LES INFOS PAS FAUSSES (ET PLUTÔT VRAIES)

- Famille et noms
Famille des Boraginacées.

Autres noms : Vipérine commune (France), Llengua de bou (Catalan), Viborera (Espagnol), Sugegorri-belarra (Basque), Borraina (Occitan).

- Type biologique
Plante hémicryptophyte (plante dont les bourgeons d'hiver se développent au niveau du sol) bisannuelle (plante formant une rosette la première année, fleurissant l'année suivante, puis dépérissant et se renouvelant grâce à ses graines).

- Tige et taille
Plante de moyenne à grande taille, de 30 à 80cm, couverte de poils rudes et piquants. Tiges dressées, ramifiées, et tachetées de points noirs.

- Fleurs
Floraison de mai à septembre.

Cymes (inflorescence ramifiée formée par un axe principal terminé par une fleur et d'où partent un ou plusieurs axes terminés par une fleur et qui peuvent également se ramifier) scorpioïdes (cymes dont l'axe est enroulé comme une queue de scorpion dans un plan vertical et où les axes successifs ne se développent que d'un côté de l'axe principal), typiques des Boraginacées, d'abord enroulées et qui se déroulent et s'allongent au fur et à mesure de l'épanouissement des fleurs.
Cyme scorpioïde

Fleurs bleues ou violacées, assez grandes, en grappe composée, feuillée, fournie et allongée. Boutons floraux rouges. Calice (enveloppe extérieure de la fleur) velu, composé de cinq sépales linéaires atteignant à peine le milieu du tube de la corolle. Corolle (ensemble constitué des pétales) à tube largement évasé, irrégulière, à 5 lobes courts et inégaux, présentant une symétrie bilatérale. Cinq étamines et le pistil dépassant nettement du tube de la corolle. Pistil terminé par deux pointes courtes.

- Feuilles
Feuilles hispides (garnies de poils longs, raides et presque piquants), oblongues (plus longues que larges) lancéolées (en forme de fer de lance). Feuilles radicales (feuilles disposées à la base de la tige, car elles s'attachent à la racine) avec un pétiole (partie étroite reliant le limbe de la feuille à la tige), les autres sessiles (dépourvues de pétiole). Feuilles avec la seule nervure principale en saillie marquée sur le revers.

- Humidité et pH du sol
Plante xérophile (plante des sols très secs, indicatrice de sécheresse) à mésophile (plante indicatrice de sécheresse modérée), sur calcaire et silice (plante indifférente à la nature du substrat, que son pH soit basique ou acide).

- Répartition globale
Espèce présente en Europe et en Asie occidentale.

- Répartition pyrénéenne
Dans les Pyrénées, plante présente dans les éboulis, les pelouses en gradins, les rocailles, les alluvions, les pâturages, les clairières, les abords des chemins et des lieux habités, depuis l'étage inférieur (jusqu'à 800m, versant nord, 1000m, versant sud) jusqu'à l'étage subalpin (1700m à 2300m, versant nord, 1900m à 2500m, versant sud). Espèce présente sur l'ensemble de la chaîne et commune sur l'ensemble du versant nord.

- Divers
Selon certains, la couleur des fleurs de la vipérine dépendrait du terrain et serait rose sur sol silicieux et bleue sur sol calcaire. Pour d'autres, elle dépendrait de leur âge, rose lorsqu'elles sont en bouton, puis bleu violacé intense, et enfin rose délavé, parfois blanche. Ceci serait expliqué par le vieillissement de la corolle qui provoquerait un changement de pH dans les vacuoles, poches situées dans les cellules de la plante et contenant les pigments responsables de la couleur de la fleur.

Echium provient du mot grec echis, qui signifie vipère. La fleur, largement évasée et d'où sort sort le pistil à deux pointes, ressemble à une gueule ouverte de serpent d'où sort la langue bifide.

SOURCES

Nouvelle flore illustrée des Pyrénées (Marcel Saule / Editions du Pin à Crochets)
Découvrir la flore des Pyrénées (Françoise Laigneau / Rando éditions)
Vipérine commune (jpdugene)
Vipérine commune (Tela Botanica)

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