DOLMEN DE COMBES HAUTES
280m
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| 18 mars 2025 |
NB : L'altitude mentionnée ici est approximative.
INFOS
- Contexte général et localisation
Le dolmen des Combes Hautes est situé sur la commune de Marcilhac-sur-Célé (Lot), dans le Quercy, sur le causse de Gramat, et occupe une position en bord de combe (vallon sec), un emplacement typique des mégalithes quercynois, souvent associés à des zones de lapiaz ou de pentes calcaires propices à l’extraction de dalles. Ce site s’inscrit dans un contexte géologique et archéologique riche, marqué par la présence de centaines de dolmens dans la région. Le Quercy, région charnière entre les mondes atlantique et méditerranéen, est connu pour son mégalithisme dense.
Source : Inventaire des mégalithes de la France. 5 - Lot, Jean Clottes, 1977, p. 15–20 (contexte géologique et répartition des mégalithes), p. 146 (n° 334, description du dolmen).
- Architecture et structure
Le dolmen des Combes Hautes est un dolmen simple à chambre rectangulaire, caractéristique de l’architecture mégalithique du Quercy. La chambre, d'une largeur de 1,10m, est composée d'une table de 3,80 m de longueur, 0,50 m d’épaisseur, et 2,10 m de hauteur, et de deux orthostates mesurant respectivement 2,70 m × 0,35 m × 1,10 m (droit) et 2,50 m × 0,30 m × 1,10 m (gauche). La dalle de chevet n'est plus présente. La chambre repose directement sur le sol avec une absence de dallage et est orientée nord-nord-est/sud-sud-ouest. (azimut 20°) ou sud-sud-ouest/nord-nord-est. (azimut 200°), l'incertitude étant liée à l’absence d'une dalle de chevet. Le probable tumulus est invisible, probablement érodé ou détruit.
Source : Inventaire des mégalithes de la France. 5 - Lot, Jean Clottes, 1977, p. 146 (n° 334).
- Fouilles et découvertes
Le dolmen est mentionné pour la première fois dans l’inventaire de Castagné (1880). Aucune fouille archéologique n’est mentionnée et le site n’a probablement fait l’objet que de relevés topographiques (dimensions des dalles, orientation). Aucun objet n’est signalé, suggérant que le dolmen était soit vidé avant les relevés, soit non fouillé.
Source : Inventaire des mégalithes de la France. 5 - Lot, Jean Clottes, 1977, p. 146 (n° 334).
L’absence de mobilier peut s’interpréter de plusieurs manières, bien qu’aucune ne puisse être confirmée sans fouilles. Parmi les hypothèses possibles, on peut envisager un vidage ancien du monument, peut-être lors de fouilles non documentées au XIXe siècle, une période où les explorations de mégalithes étaient fréquentes mais rarement consignées. Une autre possibilité est que le dolmen n’ait jamais contenu de mobilier funéraire, bien que cela soit peu probable compte tenu des pratiques culturelles de l’époque. Enfin, il est également possible que des objets aient été présents mais n’aient pas été détectés lors des relevés de 1977, qui se limitaient à une description architecturale sans exploration du sol ou de la chambre.
Source : Le Chat, Mistral AI, selon l'Inventaire des mégalithes de la France. 5 - Lot, Jean Clottes, 1977.
- Datation et interprétation
Le dolmen des Combes Hautes ne bénéficie d’aucune datation directe, en raison de l’absence totale de mobilier archéologique et de fouilles. Les seules données disponibles proviennent de son architecture et de sa typologie.
D’un point de vue structural, le monument présente une chambre rectangulaire délimitée par des orthostates verticaux et recouverte d’une table. Cette configuration est caractéristique des dolmens du Quercy construits durant le Chalcolithique final ou le Bronze ancien (entre 2500 et 1800 av. J.-C.). Cette typologie architecturale, associée à l’absence de traits plus récents (comme des réutilisations médiévales ou modernes), suggère une période de construction et d’utilisation principale durant cette époque.
La datation par comparaison typologique s’appuie sur plusieurs éléments convergents. Tout d’abord, les dolmens du causse de Gramat, où se situe les Combes Hautes, sont attribués au Chalcolithique ou au Bronze ancien dans les travaux de Jean Clottes. En outre, l’architecture même du dolmen des Combes Hautes, avec sa chambre rectangulaire et sa table monumentale, correspond aux canons esthétiques et techniques des constructions mégalithiques du Chalcolithique final et du Bronze ancien dans le sud-ouest de la France. Jean Clottes souligne d’ailleurs que les dolmens quercynois de cette période se distinguent par leurs chambres bien délimitées et leurs tables de grandes dimensions, destinées à couvrir des espaces sépulcraux collectifs.
Enfin, l’absence de traces de réutilisation postérieure – contrairement à d’autres sites comme la Devèze-Sud, où des ont été mises au jour – suggère que le dolmen des Combes Hautes a été abandonné après sa période d’utilisation initiale, sans connaître de nouvelles occupations. Cette observation renforce l’hypothèse d’une période d’utilisation limitée au Chalcolithique ou au Bronze ancien, sans prolongement significatif dans le temps. L’absence de mobilier pourrait s’expliquer par un vidage ancien du monument, peut-être lors de , ou par des pillages ultérieurs, fréquents dans la région comme le note Clottes (1977, p. 15).
En résumé, bien que le dolmen des Combes Hautes ne dispose pas de preuves directes pour sa datation, l’analyse typologique, les comparaisons régionales, et l’architecture caractéristique permettent de le situer avec une forte probabilité entre 2500 et 1800 av. J.-C., durant le Chalcolithique final ou le Bronze ancien. Cette période correspond à l’, où les communautés préhistoriques érigeaient des , souvent réutilisés sur plusieurs générations avant d’être définitivement abandonnés.
Source : Le Chat, Mistral AI, selon l'Inventaire des mégalithes de la France. 5 - Lot, Jean Clottes, 1977, p. 30-34, 146 (n° 334), et selon Le dolmen de la Dévèze-Sud à Marcilhac-sur-Célé, Lagasquie et al., 1996 (comparaison typologique).
CHRONOLOGIE
- Chalcolithique / Bronze ancien (vers 2500–1800 av. J.-C.)
Le dolmen des Combes Hautes est probablement construit durant le Chalcolithique ou le Bronze ancien, une période marquée par l’essor des monuments mégalithiques dans le Quercy. Le site se présente sous la forme d’un dolmen à chambre rectangulaire, caractéristique de l’architecture mégalithique locale. La chambre est composée de deux orthostates latéraux mesurant respectivement 2,70 m × 0,35 m × 1,10 m et 2,50 m × 0,30 m × 1,10 m, supportant une table monumentale de 3,80 m × 0,50 m × 2,10 m.
Source : Inventaire des mégalithes de la France. 5 - Lot, Jean Clottes, 1977, p. 35-38, 146 (n° 334).
Durant cette période, le dolmen des Combes Hautes est probablement utilisé comme sépulture collective, une fonction courante pour les monuments mégalithiques du Quercy. Cependant, aucun mobilier archéologique n’a été recensé lors des relevés effectués en 1977 par Jean Clottes. Cette absence ne permet pas de confirmer l’usage funéraire du site, mais elle s’explique par le contexte régional, la majorité des dolmens quercynois de cette époque servant à des inhumations multiples.
Source : Le Chat, Mistral AI, selon l'Inventaire des mégalithes de la France. 5 - Lot, Jean Clottes, 1977, p. 15, 146 (n° 334).
- Âge du Bronze ou après ? (entre vers 2200 av. J.-C. et 1977)
L’abandon du dolmen des Combes Hautes intervient probablement à la fin de l’âge du Bronze (vers 800 av. J.-C.) ou au début de l’Âge du Fer (vers 800-750 av. J.C.), une période durant laquelle de nombreux monuments mégalithiques sont progressivement délaissés. Cependant, aucune donnée archéologique ne permet de dater précisément cet abandon. Le tumulus, décrit comme "invisible" par Jean Clottes en 1977, suggère une érosion ou une destruction, mais il est impossible de déterminer si celle-ci est contemporaine de l’abandon du site ou postérieure.
Source : Le Chat, Mistral AI, selon l'Inventaire des mégalithes de la France. 5 - Lot, Jean Clottes, 1977.
- Période contemporaine (Entre 1789 et Actuel)
En 1880, la première mention du dolmen des Combes Hautes est écrite lors de son recensement par Castagné dans le cadre de la Commission d’Inventaire des Monuments Mégalithiques. Ce recensement marque la première reconnaissance officielle du site, bien que les détails de cette mention initiale restent inconnus.
Source : Commission d’Inventaire des Monuments Mégalithiques, 1880, cité dans Inventaire des mégalithes de la France. 5 - Lot, Jean Clottes, 1977.
En 1977, Jean Clottes intègre le dolmen dans son Inventaire des mégalithes de la France (tome 5, Lot), où il réalise un relevé topographique des dimensions des dalles et de l’orientation du monument. Ce relevé révèle une table de 3,80 m de longueur, ainsi que deux orthostates latéraux mesurant 2,70 m et 2,50 m. L’azimut du dolmen est estimé à 20° ou 200°, avec une incertitude due probablement à la dalle de chevet. Le tumulus, quant à lui, est décrit comme "invisible", probablement en raison de son érosion ou de sa destruction.
Source : Inventaire des mégalithes de la France. 5 - Lot, Jean Clottes, 1977, p. 146 (n° 334).
TOPONYMIE
Le toponyme "Combes" provient du latin "cumba" (ou "kumbā") lui-même issu du gaulois "cumba", signifiant "vallon", "creux" ou "dépression" entre deux reliefs. et Hautes (du latin altus) indique une position élevée par rapport à d’autres combes voisines. En ancien français, le terme apparaît sous la forme "combe" dès le XIIe siècle. En occitan, il se décline en "comba" (graphie classique et graphie mistralienne), avec le même sens. Ce terme "combe" (ou "comba" en occitan) désigne spécifiquement un vallon sec ou une dépression karstique, souvent en forme de cuvette ou de corridor entre deux versants.
Sources : Toponymie générale de la France, Tome 1, Ernest Nègre, Librairie Droz, 1990, p. 456–457. Essai sur la toponymie de la Provence, Charles Rostaing, 1950, p. 124. Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Albert Dauzat, Charles Rostaing, 1963, entrée "Combe".
Dans le Quercy, les toponymes en "combe" sont extrêmement fréquents et désignent des vallons secs, étroits et encaissés, caractéristiques des causses, où l'érosion a creusé des dépressions propices à l'implantation humaine ou mégalithique. Les combes étaient souvent utilisées pour l’élevage (moutons, chèvres) en raison de leur microclimat et de leur végétation.
Sources : Les noms de lieux en France, Yves Tavernier, Belin, Paris, p. 187. Les pays d'Occitanie, Charles Higounet, Privat, Toulouse, 1984, p. 89.
Le toponyme "Hautes" est l’adjectif féminin pluriel de "haut", issu du latin "altus" signifiant élevé. En toponymie, il qualifie l’altitude relative du lieu par rapport à son environnement (ex. : une combe haute par opposition à une combe basse). Il permet de distinguer des toponymes homonymes (ex. : Combe Haute vs. Combe Basse) et/ou d'indiquer une position géographique élevée dans un vallon ou un système de combes.
Sources : Toponymie générale de la France, Tome 1, Ernest Nègre, Librairie Droz, 1990, p. 1012. Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Albert Dauzat, Charles Rostaing, 1963, entrée "Haut".
Le terme "Combe Haute" (ou "Combes Hautes") est attesté dans les Cartes de Cassini (XVIIIe siècle), la Combe Haute de Marcilhac-sur-Célé étant mentionnée sur les cartes de Cassini (feuille 78, Cahors), sous la forme "Combe Haute". Dans le Cadastre napoléonien (XIXe siècle), le cadastre de Marcilhac-sur-Célé (1830) mentionne "Les Combes Hautes" comme un lieu-dit associé à des parcelles agricoles et des zones de pâturage.
Sources : Géoportail,IGN (cartes historiques). Archives départementales du Lot, série 3P (cadastre).
ÉTYMOLOGIE
Le terme « dolmen » fait son apparition en français en 1796 sous la forme « dolmin », dans l’ouvrage Origines gauloises de Théophile-Malo de La Tour d’Auvergne-Corret. Cette graphie est utilisée jusqu’en 1810 mais le terme évolue vers « dolmen » dès 1805, dans Monuments celtiques de Jacques Cambry.
L’étymologie du mot « dolmen » reste débattue. Deux hypothèses principales sont avancées. Pour la première hypothèse, il serait une transcription erronée du cornique « tolmen », attesté dès 1754 dans Antiquities of Cornwall de William Borlase. Cette erreur aurait été reprise par les archéologues français, notamment La Tour d’Auvergne. Pour la deuxième hypothèse, certains linguistes, comme Joseph Loth, proposent une origine bretonne, combinant « taol » ou « tol » (signifiant « table », issu du latin tabula) et « mean » ou « men » (signifiant « pierre », issu du latin moenia, « muraille »). Cependant, une composition bretonne régulière aurait dû aboutir à « taolvean » ou « tolven », et non à « dolmen ».
Sources : La Tour d’Auvergne-Corret, Théophile‑Malo de. Origines gauloises, celles des plus anciens peuples de l’Europe, puisées dans leur vraie source, ou recherches sur la langue, l’origine et les antiquités des Celto‑Bretons de l’Armorique. Hambourg : P. F. Fauche, 1796. Cambry, Jacques. Monumens celtiques, ou recherches sur le culte des pierres. Paris : Imprimerie de la République, 1805. Borlase, William. Antiquities, historical and monumental, of the county of Cornwall. 2nd ed. London : Printed by W. Bowyer and J. Nichols, 1769. Loth, Joseph. “Notes d’étymologie celtique”. Revue celtique 44 (1927): 184‑186. CNRTL, “Dolmen”.
SITUATION
TOPOS
Les topos du Bouquetin Boiteux passant au Dolmen de Combes Hautes.ATTENTION ! Site historique. Merci de respecter le lieu. Pas de dégradation, pas de prélèvement.
| Itinéraire | Km | D+ | Altitude max | D+/Km | Cotation | Chiens |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Abbaye Saint-Pierre, Dolmen de la Devèze, Dolmen de Combes Hautes | 11,5 | 250 | 305 | 21,74 | T1/T2 | Autorisé |
MÉTÉO
Dolmen de Combes Hautes (meteoblue)PHOTOS
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| Vers le sud-est |
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| Vers le sud-ouest (18/03/2025) |
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| Vers le nord-ouest (18/03/2025) |
MODÉLISATION 3D
SOURCES
- Dolmen de Combes Hautes
Clottes, Jean (1977). « Inventaire des mégalithes de la France. 5 - Lot ». Supplément à Gallia Préhistoire, CNRS Éditions, Paris. Lien Persée : Accès au PDF.
Lagasquie, Jean-Pierre ; Barreau, Dominique ; Rocher, Alain (1996). « Le dolmen de la Dévèze-Sud à Marcilhac-sur-Célé (Lot). Approche méthodologique et résultats de la fouille ». Bulletin de la Société préhistorique française, tome 93, n°3, pp. 425–433. Lien Persée : Accès au PDF.
- Toponymie
Nègre, Ernest (1990).
Toponymie générale de la France, Tome 1.
Librairie Droz, Genève. Version imprimée : ISBN 2-600-02883-5.
Rostaing, Charles (1950).
Essai sur la toponymie de la Provence.
Les Belles Lettres, Paris. Version imprimée.
Dauzat, Albert ; Rostaing, Charles (1963).
Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France.
Guénégaud, Paris. Version imprimée : Réédition disponible (ISBN 2-85036-133-9).
Tavernier, Yves (2003).
Les noms de lieux en France.
Belin, Paris. Version imprimée : ISBN 2-7011-3450-3.
Higounet, Charles (1984).
Les pays d’Occitanie.
Privat, Toulouse. Version imprimée : ISBN 2-7089-8211-3.
Cartes de Cassini (XVIIIe siècle). Carte de Cassini (feuille 78, Cahors). Géoportail (IGN) : Lien vers la carte (sélectionner "Cartes anciennes" → "Cassini"). Gallica (BnF) : Cartes de Cassini.
Cadastre napoléonien (XIXe siècle). Cadastre de Marcilhac-sur-Célé (1830). Archives départementales du Lot : Site des Archives du Lot (série 3P, cadastre). Consultation sur place : 232 rue du Président Wilson, 46000 Cahors.
- Étymologie
La Tour d’Auvergne-Corret, Théophile‑Malo de. Origines gauloises, celles des plus anciens peuples de l’Europe, puisées dans leur vraie source, ou recherches sur la langue, l’origine et les antiquités des Celto‑Bretons de l’Armorique. Hambourg : P. F. Fauche, 1796. Google Livres : Accès au PDF.
Cambry, Jacques. Monumens celtiques, ou recherches sur le culte des pierres. Paris : Imprimerie de la République, 1805. Gallica : Accès au PDF.
Borlase, William. Antiquities, historical and monumental, of the county of Cornwall. 2nd ed. London : Printed by W. Bowyer and J. Nichols, 1769. Internet Archive : Accès au PDF.
Loth, Joseph. “Notes d’étymologie celtique”. Revue celtique 44 (1927): 184‑186. Gallica : Accès au PDF.
CNRTL. “Dolmen”. Lien : Notice en ligne.
- Aide à la synthèse
Le Chat. Mistral AI. Lien internet.
REMERCIEMENTS
Cette page sur le Dolmen de Combes Hautes s’appuie sur les travaux des archéologues, historiens et linguistes cités en référence dans les sources, ainsi que sur les archives départementales et nationales. Un grand merci à tous ces chercheurs pour leurs travaux approfondis.
Les informations présentées ici sont le fruit d’un travail de synthèse et de recherche, nourri par des échanges avec l'outil d’intelligence artificielle Le Chat, assistant conversationnel développé par Mistral AI. Son aide a été précieuse dans l’analyse des documents scientifiques, la structuration des données et la rédaction des paragraphes.
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