Pic d'Aillary

PIC D'AILLARY
2215m

Versant est, non loin du Lac d'Arlet

PANORAMA

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TOPONYMIE

Sur la Carte de Cassini (1815), le Pic d'Aillary semblait être nommé Les Rouges d'Espalunguères Montagne, sommet qui est bien situé au bout du vallon où coule le Belonce Ruisseau (Gave de Belonce sur la carte IGN actuelle). Une autre possibilité, moins probable, serait qu'il était plutôt inclus dans le massif nommé Les Montagnes Rouges et, dans ce cas, cela pourrait être le Pic d'Arlet qui était nommé Les Rouges d'Espalunguères Montagne. Le Pic d'Aillary n'était pas nommé ni sur les Cartes de l'Etat-Major (1820-1866), ni sur les Cartes IGN de 1950.

Pic d'Aillary vient du latin allium qui signifie ail sauvage, lieu où pousse l'ail, la ciboulette devenu probablement alh qui signifie également ail. Ce serait donc le pic de l'ail. Ce sommet pierreux est infertile mais, souvent, les sommets prennent le nom de secteurs qu'ils dominent. Si sur la Carte de Cassini (1815), le sommet n'était pas nommé, en revanche, le nom Aillari apparaît sur cette même carte pour nommé le haut du vallon où coule le Gave de Belonce. Il est alors possible que l'ail sauvage, ou toute autre plante y faisant penser, se trouvait dans ce secteur.

Une autre possibilité serait que le Pic d'Aillary soit une déformation de Pic d'Alhary ,qui vient du pré-indo-européen basque alha qui signifie pâturage et de arri qui signifie montagne, hauteur, pierres, rochers, ou, qui vient du pré-indo-européen basque alha qui signifie pâturage, de arr qui signifie rocher, pierre et de y qui est une marque grammaticale, éventuellement ici signalant un adjectif. Le Pic d'Aillary, déformation de Pic d'Alhary, signifierait alors les pâturages du haut ou les pâturages pierreux. Ce sommet, pierreux, domine effectivement des zones de pâturage.

La toponymie des Pyrénées parle des plantes, de l'herbe et des fleurs, lorsque l'homme, regardant les montagnes, voit la végétation s'y épanouir et la voit se couvrir de milles couleurs. Nombre de ces plantes n'étaient pas que des ornements et étaient utiles dans la vie de tous les jours. Au contraire, d'autres étaient perçues comme des gênes, parfois envahissantes. Pour les hommes qui n'étaient pas des botanistes, les plantes à feuilles allongées et à bulbes souterrains ont fait penser à l'ail et aux oignons et c'est ainsi qu'un certain nombre de secteurs portent des noms contenant alh qui signifie ail ou sèba qui signifie oignon que ce soit des secteurs contenant de l'ail, mais aussi des lys, des iris ou toutes autres plantes ayant ces caractéristiques.

La toponymie des Pyrénées parle aussi des estives qui sont au centre de la vie des bergers. En effet, après avoir amenés les bêtes en estive et après s'être installés dans la cabane, les gardiens de troupeaux cherchent à utiliser au mieux l'herbe des pâturages car de la bonne santé et de l'embonpoint des bêtes dépendra ensuite leur poids en viande et leur valeur marchande, mais aussi leur meilleur rendement laitier. Sur ces lieux d'estives, les espèces animales sont fréquemment nommées, la toponymie gardant la mémoire des territoires réservés aux bovins, aux ovins, aux juments, ou des lieux recherchés spontanément par les uns et les autres.

SITUATION

Cairn sommital

METEOTutoriel météo

Météo Pic d'Aillary (meteoblue)

TOPOS

Les topos du Bouquetin Boiteux passant au Pic d'Aillary.

Depuis la pointe sud de la Vallée d'Aguas Tertuas

SOURCES

Petit dictionnaire toponymique des Pyrénées (Romain Bourbon / MonHélios)
Les noms de lieux du cirque de Lescun (Guy Bedecarrats / Editions du Panache Blanc)
La toponymie - La vie des hommes de la montagne (Marcellin Bérot / Editions Milan)
Cartes (Site Géoportail)
Pic d'Aillary (Site Mendikat)

Versant sud-est, non loin du Col d'Arlet

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